UN BASTION OUBLIÉ AUX CONFINS DU NORD
À l’extrémité septentrionale du duché de Souffledragon, Angnaroth verrouille la vallée du Sinrath et la route vers les Monts Colère. Abandonnée durant des siècles, la tour accueille désormais les survivants de la 8e Compagnie. Ses murailles sont encore solides, son puits n’a jamais tari et, dans sa cour basse, un chêne toujours vert apaise ceux qui viennent chercher refuge sous ses branches.
UNE FORTERESSE EN RENAISSANCE
Charpentiers, forgerons et soldats redonnent vie à l’ancien bastion. Les échafaudages ceignent encore la haute tour ; les communs sont pleins de caisses, de chevaux et d’armes à réparer. Sous la bannière entaillée de la Lune d’Argent, chacun tente de reconstruire quelque chose : les murailles, la compagnie ou simplement son propre courage. Et le village de Fronteval non loin, fournit toute l'aide nécessaire et commence à remplir les réserves soutairaines du bastion en cas de siège. C'est d'ailleurs leur chef de chantier, le maçon Jean Taillepierre, qui a découvert des salles cachées dans lesquelles des pierres de tailles d'une facture excepexceptionnelle et des madriers de bois intact attendaient de servir.
LA MÉMOIRE DE LA PIERRE
Édifiée pendant la Première Guerre des Monstres, la tour connut un baron rebelle, un siège sanglant et plus d’un maître maudit. Les archives ducales s’arrêtent à ses caves, mais certains blocs portent une taille bien plus ancienne que le Royaume. Pour l’heure, ce ne sont que des rumeurs et personne n'est encore descendu seul après la tombée de la nuit, dans les profondeurs des salles silencieuses "d'en dessous".
PLAN CONNU D’ANGNAROTH
La cour, les communs, la tour ronde et le chêne toujours vert.
Les parties encore condamnées ne figurent pas sur ce relevé.
Le fortin domine toute la vallée du Sinrath au sud. Au nord, la chaîne des Monts Colère. À l’est, les mines de fer, de cuivre, d'or et d'argent et les dernières carrières de cristal-soleil.
À l’ouest, les forêts sombres, terres, dit-on, de communautés d'Elfes soldats et de créatures encore moins sociables.
A une bonne journée de marche de la Tour de Garde, le village de Fronteval abrite les nombreuses de mineurs et de tailleurs de pierre qui, chaque semaine, se dirigent vers les mines et carrières de la région.
Autour du village, des champs, des vergers et des vignes en terrasses assurent le confort et la subsistance des habitants. Bien qu'isolé par la géographie, Fronteval est un village dynamique. Les agents de la Compagnie de l'Orbe y tienne même un petit comptoir, véritable lieu d'échange, d'achat et de vente.
Une petite communauté naine s'est également installée et le village bénéficie de solides remparts qui ont plus d'une fois sauvé sa population.
La milice locale est vigilante et aguerrie. Les monstres ne jamais bien loin. Le Bourgmestre, Bastien Fortbras, se félicite d'avoir osé réclamer de l'aide en écrivant directement à la Duchesse. L'arrivée de la Compagnie de la Lune d'Argent est une bénédiction et tout le village dort bien mieux depuis.